Les PDG belges en 2025 : ce que l'analyse de couverture nous apprend sur leur gestion de crise
3 février 2026

Les PDG belges en 2025 : ce que l'analyse de couverture nous apprend sur leur gestion de crise

En 2025, FINN et Gosselin & de Walque ont utilisé des analyses linguistiques et basées sur des données pour examiner comment 86 PDG belges parlent de leur monde, sur la base d'entretiens publiés dans De Tijd, L'Echo, Trends et Trends/Tendances. L'objectif : découvrir des schémas plus profonds dans le langage des PDG en cette période de « crise permanente ». Qui se projette réellement dans l'avenir et qui se contente surtout d'expliquer et de nuancer ses propos – et dans quelle mesure cela semble-t-il convaincant ? Le contexte est tout sauf « business as usual ». Depuis l'invasion de l'Ukraine, l'Europe est en mode crise. La confiance dans nos propres ambitions en matière de durabilité et dans « l'effet Bruxelles » s'effrite, le dividende de la paix a disparu et le choc de l'inflation et du coût élevé de l'énergie continue de se faire sentir dans le système. Le nombre de faillites et de licenciements collectifs en Belgique a atteint son plus haut niveau en dix ans, l'industrie chimique servant de canari dans la mine de charbon. Dans le même temps, les prochaines vagues sont déjà visibles : augmentation de la dette publique et falaise démographique, alors que la génération du baby-boom quitte massivement le marché du travail. Dans ce contexte, il est révélateur de voir ce que les PDG eux-mêmes inscrivent à l'ordre du jour. En tête de leur liste de préoccupations figurent la compétitivité européenne, la politique et la (sur)réglementation : ces sujets sont abordés dans plus de quatre interviews sur cinq (81,8 %). Le commerce, les tarifs douaniers et le protectionnisme suivent avec environ 70 %, tandis que l'instabilité géopolitique et l'Ukraine obtiennent un score légèrement supérieur à 60 %. La décarbonisation et le climat suivent de près.